Brésil: privilèges miniers font l’objet d’un débat dans un "petit comité"

L’apport des compagnies minières aux pays où elles opèrent et la destination de ces fonds devrait intéresser toute la société, en particulier les organisations qui luttent pour les droits sociaux et environnementaux. Mais au Brésil le débat est limité à des experts dans des domaines environnementaux, selon Alessandra Cardoso, de l’Institut d’Études socioéconomiques (Inesc, l’un des points focaux de Social Watch dans ce pays).

Des entreprises minières se sont mis d’accord avec le gouvernement du Pérou, deuxième producteur mondial de cuivre et de zinc et premier producteur d’argent, un impôt sur le profit exceptionnel pour lequel 1.100 millions de dollars seront recueillis, a informé la publication brésilienne Valor Econômico fin août.

Pour des entreprises étrangères telles que Valle et Votorantin Metales, brésiliennes toutes les deux, l’accord a représenté en quelque sorte un soulagement car ils s’attendaient à se voir dans l’obligation de débourser beaucoup plus, en partie en raison de l’augmentation de la cote internationale des métaux.

Par contre, dans un article publié sur le site de l’Insec sur Internet, Cardoso a affirmé que la mesure est importante pour la régulation du secteur et qu’elle représente un progrès quant au financement de la réduction de la pauvreté, qui enfonce presque la moitié des 30 millions d’habitants du Pérou.

Au Brésil, « malheureusement, le débat sur le retour à la société » des bénéfices des signatures minières « ne semble pas être encore un sujet prioritaire. « Après huit mois de gouvernement [de la présidente Dilma Roussef], l’affaire semble limitée à un 'petit comité' », selon Cardoso.

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