“Le SDN [système de développement des Nations unies] est mieux positionné et prêt à accompagner les pays qui cherchent à répondre à la pandémie COVID-19 et à accélérer la mise en œuvre des SDG. Le système revigoré des coordonnateurs résidents [CR] est désormais fermement en place, ce qui garantit un leadership plus fort et indépendant du SDN au niveau national. Une nouvelle génération d'équipes de pays des Nations unies, plus cohésives et plus réactives aux besoins et priorités nationaux, est en train de prendre forme. Des bases solides ont été jetées pour favoriser une culture de résultats et d'apprentissage et pour améliorer l'efficacité des opérations. Il reste cependant des défis à relever et des efforts continus sont nécessaires pour assurer une consolidation plus poussée grâce à un leadership permanent de toutes les parties concernées, un financement durable du système de CR, une capacité renforcée en matière d'évaluations à l'échelle du système et une meilleure mise en œuvre du pacte de financement”.

Le Forum politique de haut niveau 2020 (FPHN) doit examiner la mise en œuvre de l'Agenda 2030 pour le développement durable et les progrès accomplis dans la réalisation des SDG du 7 au 16 juillet 2020. Le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DAES) a publié un programme provisoire et une note conceptuelle pour le FPHN 2020.

L'ONU a annoncé le lancement d'un sommet sur les systèmes alimentaires en 2021. Il faut s'en féliciter car le monde a un besoin urgent de systèmes alimentaires plus inclusifs et plus durables pour faire face aux défis du changement climatique. Cependant, le Forum économique mondial, qui représente de puissantes entreprises, est censé de jouer un rôle central dans l'organisation du sommet, en tant que partenaire stratégique des Nations unies. En outre, le secrétaire général des Nations unies a nommé l'actuel président de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) comme envoyé spécial pour le sommet.

Les entreprises de la chaîne alimentaire industrielle mondiale sont, à elles seules, les principaux moteurs de la destruction écologique et de l'augmentation des taux de faim et de malnutrition. Et pourtant, l'ONU se tourne vers elles pour résoudre les crises mondiales ! Les Nations unies devraient plutôt s'appuyer sur les innovations réussies en matière de gouvernance alimentaire démocratique. Celles-ci sont le résultat du travail des organisations de la société civile et des mouvements sociaux représentant les personnes les plus touchées par la faim et la malnutrition.

À travers le monde, les femmes ont un niveau de revenu moyen nettement inférieur à celui des hommes. Les disparités salariales entre hommes et femmes s’élèvent en moyenne à 23%, ce qui signifie qu’une femme gagne 77 cents pour chaque dollar que gagne un homme par heure de travail. D’après les estimations mondiales, si l’on se réfère aux tendances actuelles, il faudra attendre 2069 pour que les écarts de salaire entre les deux sexes soient résorbés. Ce changement est d’une lenteur inacceptable ; il faut absolument passer à la vitesse supérieure pour combler les écarts de salaire entre hommes et femmes. Ce dossier politique présente les raisons à l’origine des disparités salariales, notamment la discrimination sexuelle, la surreprésentation des femmes dans les secteurs et les emplois généralement moins bien payés, et le statut de parent, qui pénalise les femmes en termes de rémunération et d’évolution de carrière. Le dossier expose également les différentes politiques susceptibles de remédier efficacement à ces disparités salariales : établissement et mise en œuvre d’une législation sur l’égalité des salaires ; mesures destinées à réduire la ségrégation sexuelle sur le marché du travail et à valoriser le travail des femmes ; politiques visant à lutter contre la sous-représentation des femmes aux postes de dirigeants ; investissements dans l’économie des soins ; salaire minimum vital ; renforcement de la négociation collective.

Le nombre de pays en proie à une recrudescence de la violence physique et des menaces à l’encontre des travailleurs a connu une hausse de 10% en une année seulement, selon l’Indice CSI 2017 des droits dans le monde. Des attaques contre des membres de syndicats ont été documentées dans cinquante-neuf pays, suscitant une anxiété croissante en matière d’emplois et de salaires.

Selon le rapport, les intérêts des entreprises sont privilégiés aux dépens de ceux des travailleurs dans l’économie mondiale, où 60% des pays excluent des catégories entières de main-d’œuvre de la législation du travail.

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